Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Poésie : Dans ce geste d'amour.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

 

Palper pour retrouver, rouler entre mes doigts :

L’irrégularité granuleuse fredonne,

Un contact fraîcheur dans le printemps bourgeonne,

La caresse du temps enchante mon minois.

 

Ha ! Qu’il est bon enfin d’observer son réveil .

De se mettre à genoux, de se pencher vers elle,

Comblée par les idées pour habiller la belle,

Avec pour compagnons l’oiseau et le soleil.

 

Je remue, je nettoie, je hume les senteurs,

Dans ce geste d’amour l’atmosphère est substance,

Je te retrouve amie : matrice en renaissance,

Mon petit bout de terre pour accueillir mes fleurs.

 

Le 25 mars 2010.

 

Photos de mon jardin

Photos de mon jardin

Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Peinture à l'huile : Soufre et souffrance.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Pour satisfaire les besoins en soufre de nos industries certains souffrent en transportant jusqu’à cent kilos de pierres jaunes.

Les épaisses émanations malmènent leurs poumons, les lourdes chargent fatiguent leurs dos et leurs articulations sur les pentes raides mais ces hommes courageux continuent leur dur labeur sans se plaindre.

Interpellée par ces travaux d’un autre âge, j’ai arrêté mes pinceaux sur cette atmosphère piquante et enfumée.

Quand je me saisirai d’une boîte d’allumettes, si légère, je penserai à ces porteurs de soufre qui ploient sous le poids de leurs lourds paniers.

Peinture à l'huile

Peinture à l'huile

Publié dans Peintures à l'huile.

Partager cet article
Repost0

…

Texte pour rire : La marche intérieure.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Texte pour rire : La marche intérieure.

La marche intérieure.



Dans une émission de télévision un témoignage m’avait interpellée.
Une femme avait perdu une dizaine de kilos ou plus, je ne me souviens pas vraiment.
De toute façon cela n’a pas d’importance parce que moi, avec dix kilos en moins, je serais trop maigrichonne, alors plu.. us !
- Vous imaginez ? Non ! Tant pis.
Bref ! Elle les avait perdus, ses kilos en trop, en marchant cinquante minutes par jour.

Voyons ! Voyons ! Je regarde mon reflet dans le miroir (parce que la glace cela donne faim) et je me dis, comme presque toutes les femmes, que je pourrais perdre un ou deux kilos.

Je jette un œil dehors.
Il neige. Il fait froid.
Allez ! Allez ! Un peu de courage ! Me motivais-je.

Et hop ! Je saute dans mon jogging et j’enfile mes baskets.
Ma bouteille d’eau est prête sur le plan de travail de la cuisine.
Je fais quelques mouvements de course sur place pour m’échauffer et je pars.

Je fais un tour, deux tours, trois tours et je stoppe pour m’hydrater. J’ai chaud. Etrange, me direz-vous !
Non ! Normal.
Sur le plan de travail la bouteille est toujours là, no.. o.. ormal ! Aussi.
A côté il y a des fruits no.. o.. ormal ! Aussi.
Et je m’imagine dans un marathon au stand de ravitaillement.
Seulement les fruits ne sont pas coupés et prêts à être consommés. Non !
Ils sont juste restés confortablement installés dans leur corbeille à me regarder faire des tours d’appartement.
- Non mais ! Qu’est-ce que vous croyez ! C’est que je crains le froid.
La marche à l’intérieur que j’ai rebaptisée « marche intérieure » doit être aussi bénéfique que la marche à l’extérieur.
Quoique... Elle est juste un peu plus monotone.

Je vous explique :
Je pars de la cuisine et je passe devant la porte d’entrée.
J’arrive dans mon bureau et après un passage devant la porte fenêtre : coucou les oiseaux !
Non ! Non ! Ce n’est pas aux oiseaux des rues que je fais coucou , mais c’est aux oiseaux de ma collection.
Ils sont bien sagement exposés dans ma vitrine et certains me suivent depuis quarante ans. Déjà.
J’aime les oiseaux alors évidemment…
Avec tout cela, je cau.. ause, je cau.. ause et je suis déjà dans la salle à manger sans vous avoir parlé de mon salon.
- C’est que, pour que cela soit efficace, la marche intérieure, il faut se remuer un peu.
Dans cette fameuse salle, bien propre tout de même, en cette matinée d’hiver, hiver propice au ménage pour cause de cocooning, j’ai une grande table et j’en ai déjà fait trois fois le tour.
Tiens ! Le voisin d’en face me regarde bizarrement par la fenêtre.
C’est cela d’habiter en ville, parfois il y a comme un manque d’intimité.
Je pique un sprint et je me retrouve dans la chambre.
Je n’ai pas encore fait le lit mais chut ! Ne dîtes rien.
Du moment qu’une chaussette ou qu’une petite culotte ne traîne pas par terre, l’honneur est sauf. (Rire)
- Vous rendez-vous compte ? En pensant à vous et en vous racontant ma « marche intérieure », j’arrive à me distraire et même à rire avec vous. Lol.

Dans la salle de bain, j’ai de la compagnie et je me souris.
Je m’arrête pour faire quelques mouvements d’étirement et je peux échanger quelques mimiques avec mon reflet qui est toujours très coopératif. (Que je suis bê..ê..ête !)

C’est reparti pour un tour !
En passant dans la cuisine je pense à ce que je vais faire pour déjeuner.
Du chou-fleur c’est bon le chou-fleur…à la béchamel.
Enfin. Moi j’aime !
Et avec du gruyère pour gratiner.
Hum ! C’est bon.
Bon ? Bon ?
En parlait-elle, celle de la télé qui avait perdu ses dix ou douze kilos ?
De toute façon, il ne faut pas gâcher et le chou-fleur est dans le frigo.

Soudain, j’ai chaud et j’ai comme des vapeurs.
La vapeur est pour moi et la béchamel sera pour le chou.
C’est logique ?
Non ?
Non, dit ma tête.
Eh bien tant pis !
Pour ma gourmandise, c’est oui ! Non mais des fois ! Comme disait mon papa.

Je viens de passer mon bureau.
- Au revoir les oiseaux !
Mais cette fois-ci, pas question de louper le salon.
J’y ai allumé la télé, histoire de faire un bruit de fond.
Suivant le programme, je tourne autour de la table pour écouter ou je trace, comme disent les jeunes.
Le tour d’avant, j’avais tracé à cause des pubs et c’est pour cela, et aussi à cause des oiseaux, ceux de ma collection, dont certains… Bref !
C’est pour cela, disais-je donc, que je n’avais pas pu vous parler de la télé qui, à cet instant précis, vante les mérites des poudres qui servent de repas et qui aident à maigrir.
Bah ! Pas besoin. Moi, j’ai la marche intérieure.
- Mais ça aussi c’est nouveau et efficace. Oui ! Oui ! Oui ! Non mais des fois ! Comme disait mon papa.
Dans la salle à manger je zieute… le voisin est parti. Youpi !!!
A mon tour, je fais trois petits tours et puis s’en vont.

Dans la chambre, histoire de changer, je dessine un « u », au double trait, autour du lit afin de diversifier ma « marche intérieure » et j’en profite pour ébaucher sa remise en état journalière en remettant les draps en place.
Au premier trait c’est le drap housse que je tire et au second trait c’est le drap du dessus que je remonte vivement.
Les femmes, oui ! Nous les femmes, pouvons faire plusieurs choses en même temps. C’est grâce à notre cerveau.
Courir et refaire le lit, oui ! Nous le pouvons, grâce à la « marche intérieure ». Lol.

Hou la la ! Dans la salle de bain mon reflet à pris des couleurs.
Il y a même une goutte de sueur
Qui pointe là.
Juste à l’orée du sourcil,
Voisin d’un iris vert,
Fleur de mon œil droit.
- Un peu de poésie sur ce corps de femme en jogging ne fait pas de mal, je vous le dis. (Et je pouffe à cause de ma bêti..i..se)

Allez hop ! Je grimpe à l’étage.
Bah oui ! J’habite un duplex.
Sur les hauteurs il paraît que l’air est plus sain. Alors…go !

Je passe une chambre, deux chambres, trois chambres… de l’air il y en a, c’est sûr. Mais est-il plus sain ?
Il y a des nounours sur un lit et pendant que je fais mon tour en enfance, je vous chambre avec cet air.
Du coup j’en ai le boyau rigolard.
A trop rire je risque de finir crevée , mais pour moi il n’y a pas de voiture balai, juste un balai qui …
- Je m’égare, je m’égare mais cela ne m’empêche pas de faire un tour en France dans mon appartement au cours d’une « marche intérieure ».
Vous me suivez toujours ???
Je me retourne.
- Non ! Personne. (Rire)

Je cau.. ause, je marche et le temps passe.
Cela fait déjà trente minutes que je m’active.
Afin de ne pas interrompre mon effort, je descends un étage puis deux.
Pendant que j’y suis, j’ai décidé d’aller voir mon courrier.
Je croise la voisine.
- Bonjour Isabelle !
- Bonjour madame Cancan !
- Y fait pas chaud ce matin.
- Comme vous le dites madame Cancan.
- Au fait Isabelle..
- Oui ! Madame Cancan.
- J’ai deviné que vous gardez votre petit fils ce matin…
- ! ? ! ? ! ?
- Mais il en fait du bruit à tourner en rond.
- …………
- Vous savez bien qu’avec ces vieux parquets, ça craque de partout.
- Pas de problème madame Cancan, dis-je en me retenant pour ne pas rire devant elle, je m’en occupe tout de suite.
- Vous lui direz de venir me dire bonjour. Je lui donnerai son bonbon.
- Oh ! … Mais … C’est…qu’il …a une grosse grippe.
- Hou la la ! Alors qu’il ne vienne pas. Je suis si fragile.
Elle part et le temps que je prenne mon courrier elle revient.
- Tenez vous lui donnerez de ma part, me dit madame Cancan en me tendant un bonbon au caramel.
- Merci pour lui madame Cancan !
- Vous en avez une drôle de tenue !!!
- Vous trouvez ?
- C’est ti pas pour faire du sport.
- …………
- Ne me dîtes pas que c’est vous qui…
- Oh non ! Je mets mon jogging pour faire le ménage. Je me sens plus à l’aise.
- Ah bon, et elle regarde mes baskets d’un air suspicieux.
- J’ai mon chou-fleur qui cuit et il faut que j’aille voir comment va le petit, alors je vous laisse. Au revoir madame Cancan !

Vite je me sauve en espérant que le voisin d’en face, celui qui m’avait surprise à faire ma « marche intérieure » dans ma salle, propre, ne vendra pas la mèche si un jour il croise cette pipelette de madame Cancan !

Je remonte sur les hauteurs de mon duplex pour continuer ma marche intérieure sans prendre le risque de déranger ma chère voisine.
Monter deux étages ça m’a coupé les pattes et j’en ai mal aux jambes. C’est pas l’pied. Pas glop, lol.
Cela ne m’empêche pas de remonter le col …
…de la chemise qui sèche et qui va avoir un faux pli si je ne m’en occupe pas.
- Mais oui ! Messieurs. Je vous le dis. Même en plein loisir, pour vous être agréable et en essayant de garder la forme sans les formes. Mais oui ! Nous pensons à vous au travers de vos dépouilles propres qui sèchent.

Dix minutes plus tard

- Bon ! Cela suffit de tourner en rond comme un poisson dans un local. Je me souviens, moi, que je suis déjà passée devant le lit au nounours, le lit bateau et les lits jumeaux. De quoi avoir le « tournis qu’au lit ». lol

Je souffle trois coups (Comme au théâtre), je fais quelques étirements (comme à la gym) et j’ai rempli ma mission (comme à l’émission) : BOUGER.


Finalement, la marche intérieure ce n’est pas mal mais il n’y a pas de quoi en faire toute une histoire. (rire)

FIN




Toute ressemblance avec une personne existant ou ayant existé serait totalement fortuite et involontaire.


Le 17 juin 2011.

Publié dans Textes illustrés.

Partager cet article
Repost0

…

Sanguine : Bonheur de chien.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

J’aime la couleur qui est une alliée quand il s’agit de faire ressortir les contrastes.

Pourtant j’ai eu envie de redécouvrir le dessin en utilisant seulement des crayons.

C’est une approche différente qui m’a intéressée.

Avoir en mains deux crayons au lieu d’une palette de couleur et me lancer pour reproduire ce bonheur de chien a été une agréable expérience.

Sanguine

Sanguine

Le printemps pointe le bout de son nez dans mon jardin.

C'est un autre bonheur à partager.

Publié dans Dessins.

Partager cet article
Repost0

…

Publicité