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Histoire courte : La boule rouge.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Illustration réalisée au crayon.

Illustration réalisée au crayon.

Tous les yeux sont tournés vers la piste aux étoiles.

Une belle acrobate sous ses deux pieds habiles roule une grosse boule usant de petits pas vifs et assurés

Un autre artiste lui envoie des anneaux.

Elle se met à jongler de ses bras longs et très lestes en dessinant un ballet aérien.

La sphère rutilante, le corps fin et sculpté aux beaux reflets bleutés évoluent de concert dans les chuchotements de la foule captivée.

Bientôt l’équilibriste redescend sur le sol. Elle termine son numéro en repoussant la boule plus loin vers un dresseur.

Quand ses mains la saisissent dans un enchantement la boule rétrécit et devient un ballon.

Enchaînant aussitôt, l’homme vêtu de blanc lance le ballon rouge vers la jeune impatiente.

Sur son grand tabouret l’otarie attentive attrape habilement l’objet en mouvement.

Tandis que son corps noir ondule et scintille, la balle semble coller au museau moustachu.

Un échange s’engage entre l’homme et la bête dans un jeu rapide et plein d’adresse.

Tandis que le ballon trône sur son perchoir vivant, les nageoires applaudissent l’exploit en même temps que la foule.

Laissant son tabouret, la bête sur le sol continue ses prouesses.

Elle roule sur elle-même puis elle salue en relevant ses palmes postérieures avant d’envoyer le ballon en haut du chapiteau.

Pendant son ascension le ballon devient balle.

Un fildefériste la rattrape.

Le funambule la garde dans la main le temps d’effectuer des petits sauts et des roulades avec la précision que requiert la finesse de son fil tendu au dessus de vide.

L’audace de l’athlète provoque des frissons à ceux qui le regardent ou qui se cachent les yeux de peur d’un accident.

Après un aller-retour vertigineux, il met une baguette entre ses dents et il y place la balle en équilibre.

L’homme aux muscles saillants, moulé dans son habit de lumière, avance sans hésiter.

Ses bras font balancier dans des vacillements qui arrachent des « ho » dans le cœur des gradins.

Avant de redescendre il laisse tomber la balle qui atterrit dans le chapeau du magicien.

Celui-ci s’en saisit et il la présente au public.

On retrouve la balle en voyage sur un tissu tendu.

Elle glisse de gauche à droite, elle emporte et déforme le carré jaune tandis que le prestidigitateur résiste à la force déployée.

Redevenue maître de la balle, il l’écrase dans sa main et la transforme en confettis multicolores avant de la faire réapparaître intacte à l’intérieur de sa bouche et de la déposer rapidement dans son chapeau.

Pour terminer il prend sa baguette magique, il fait quelques tours de passe-passe et il ressort une à une six balles identiques qu’il envoie au jongleur.

Des mains rapides et féériques entraînent alors les balles dans tous les sens.

Le jongleur en vert et noir les pose avant de les reprendre en laissant le souffle coupé aux bouches entrouvertes qui l’entourent.

Les balles passent sous une jambe, roulent sur le bras, rebondissent sur la tête. Elles s’élèvent puis retombent pour être aussitôt renvoyées en dessinant des figures arrondies dans l’espace.

Enfin le jongleur lance les balles une à une vers le sommet du chapiteau.

Elles disparaissent et l’artiste s’éclipse.

Les spectateurs se mettent à rigoler.

Auguste arrive en affichant ses grandes chaussures et sa drôle de démarche.

Ses yeux maquillés de blanc cherchent les balles disparues tandis que ses mimiques marquent son désappointement.

Il regarde en l’air, il trébuche puis se relève sous les rires des enfants.

Il scrute le sol, soulève ses pieds pour regarder dessous et il se met à pleurer en levant la tête.

Moi aussi je voulais jouer à la balle. Hi ! Hi ! Hi !

Il sort un grand mouchoir et il se mouche bruyamment en provoquant l’écœurement des plus jeunes et la joie des plus grands.

Il range à moitié son mouchoir à carreaux qui pend de sa poche et il regarde une dernière fois vers le sommet du chapiteau rempli d’espoir.

C’est alors qu’une balle redescend et se loge sur son nez.

Le clown sursaute.

Étonné, il tâte son nez rond. Il essaye de l’enlever en vain.

Il écarquille ses yeux puis il sort un miroir d’une poche de son large pantalon bariolé.

Il se regarde.

Son nez rouge lui plaît.

Il le tâte de nouveau.

Il le trouve beau au dessus de ses grosses lèvres rouges et blanches.

Conserver ce nez tombé du ciel le ravit.

Pour marquer sa joie il fait claquer ses bretelles en éclatant de rire pour le bonheur des petits et des grands.

Il se saisit de son accordéon et il se met à jouer en tournant autour de la piste.

Bientôt il est rejoint par tous les artistes qui défilent pour la grande parade.

Depuis ce jour l’Auguste a conservé son joli nez rouge.

Le 27 avril 2014.

Illustration retravaillée avec l'ordinateur.

Illustration retravaillée avec l'ordinateur.

Publié dans Textes illustrés.

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JOYEUSES PÂQUES !

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Cette année les lapins sont à l'honneur.

Leur famille est grande afin de distribuer de bons chocolats à tous les gourmands.

Décoration de table pour Pâques

Décoration de table pour Pâques

Sur ma table il y a quelques œufs avec des poussins mais surtout des lapins sur les serviettes, des lapins en chocolat...

Décoration de table pour Pâques

Décoration de table pour Pâques

... un bouquet printanier de mon jardin ajoute de la couleur.

Dans le fond sur le buffet on aperçoit un bouquet d'œufs offert par deux charmants enfants il y a un an et, juste à côté, une famille lapin de toutes les couleurs...

Vous ne voyez pas bien !!!

Décoration de table pour Pâques

Décoration de table pour Pâques

Voici une vue d'ensemble sur ma déco.

Lapin de Pâques en  serviettes et lingettes.

Lapin de Pâques en serviettes et lingettes.

Enfin voici que voilà la famille lapins, ma création de cette année.

Certains lapereaux sont intrigués devant les poussins et les œufs colorés.

Lapin de Pâques en  serviettes et lingettes.

Lapin de Pâques en serviettes et lingettes.

Maman lapin est fière de ses petits et ensemble ils vous souhaitent de...

JOYEUSES PÂQUES !

Publié dans Décorations.

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Tricots (Introduction) : Je voudrais un pull avec des torsades !!!

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Ma maman était femme au foyer.

L’après-midi elle s’installait devant la fenêtre de son balcon avec sa radio et « Les grosses têtes » comme compagnie. Soit elle lisait un magazine, soit elle tricotait.

Quand je rentrais de l’école j’ai souvent vu la pelote de laine bouger et se dérouler sous l’impulsion vive des gestes maternels.

Toute la famille portait les fruits de ses aiguilles insatiables.

Maman faisait beaucoup de modèles de tête en passant de la boutonnière du gilet, à l’encolure du pull, à la jupe de la robe fillette, à la manche de la brassière, aux côtes du bonnet, au pouce de la moufle, au doigt du gant, au talon de la chaussette ou de la paire de collants pour bébé.

Elle maitrisait l’alternance de mailles endroit, de mailles envers, la technique des torsades et le jeu de quatre aiguilles.

Seul le jacquard lui était inconnu.

Etant à bonne école, vers l’âge de quinze ans j’ai voulu essayer.

Avec maman je ne pouvais pas rêver mieux comme professeur.

Seulement voilà ! Je l’avais bien observée et je ne voulais pas que mon travail soit identique du début à la fin.

Je ferai fi du point de mousse ou même du jersey seul.

Je voudrais un pull en jersey avec des torsades !!!

C’est décidé : Ce sera mon premier ouvrage et je ferai des torsades.

Maman n’était pas contrariante et puis elle devait se dire qu’elle serait là si ...

J’ai choisi une laine beige, maman m’a monté les mailles et tricoti-tricota je me suis lancée avec petite vitesse et grande lenteur.

D’un naturel patient je me suis appliquée tout en prenant goût à cette occupation à la fois ludique et utile.

La vitesse est venue sans que je m’en rende compte.

Maman s’est occupée des coutures et de la confection du col et j’ai pu porter fièrement mon tout premier pull confectionné de mes mains.

UN VRAI BONHEUR !!!

Depuis l’instant où j’ai fait tintinnabuler mes toutes premières aiguilles cette passion ne m’a pas quittée.

Pour illustrer mes propos je ne peux pas vous montrer une photo de mon premier pull.

Par contre je peux mettre à l’honneur ma maman en vous montrant une photo de moi à l’âge de cinq ans sur laquelle je porte un de ses tricots.

Le 14 avril 2014.

Tricots (Introduction) : Je voudrais un pull avec des torsades !!!

Publié dans Tricots.

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Peinture à l’huile : Moineaux du Japon.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

J’aime les oiseaux.

Face à leurs regards je fonds.

J’adore la façon dont ils penchent leurs têtes pour observer.

Les contempler lisser leur plumage, attraper un insecte au vol, avaler ou éplucher une graine, extraire un ver dans mon jardin, donner la becquée à leurs petits ; les écouter chanter leur joie, leur échange, leur amour ; noter leurs différences dans leurs marches, dans leurs vols sont pour moi des plaisirs sans cesse renouvelés.

Je les prends souvent en photo et la patience offre parfois de belles opportunités.

Je ne peux pas m’empêcher d’en faire renaître du blanc de mes toiles en caressant de mes pinceaux leurs ombres dessinées tout en attachant un soin particulier à leurs yeux dans lesquels je me plonge pour mieux les restituer.

Voici une de mes toiles.

Moineaux du Japon.

Moineaux du Japon.

Publié dans Peintures à l'huile.

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