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Poésie acrostiche illustrée : INDIFFERENCE

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Poésie acrostiche illustrée : INDIFFERENCE

Inondée par la transparence,

Noyée dans le vide qui danse,

Démunie je chute et je fonds,

Invitée dans les noirs tréfonds.

Faut-il que je taise ma peine,

Faisant semblant d’être sereine

En poursuivant contre les vents,

Reniant la mer des tourments ?

Entêtée je refais surface, 

Noblement je veux faire face,

Contrer l’ironie du destin,

Enflée d’un futur incertain.

 

Il est un nouveau paysage,

Naissant et baignant mon visage,

Dans son ambiance je construis,

Inhibant les bonheurs détruits.

Fébrilement j’y crois encore,

Fragilité je te déplore !

Enterre-toi que rejaillisse

Ravissement au paroxysme !

Efface-toi sombre infini !

Ne m’englue pas dans ce déni !

Cette vie est sculpté d’absence

En tombent mes bras d’impuissance.

 

Le 13 février 2015.

Publié dans Poésies acrostiches.

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Poésie avec mots imposés : La naufragée des étoiles.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Illustration réalisée avec la souris de l'ordinateur.

Illustration réalisée avec la souris de l'ordinateur.

 

La naufragée des étoiles.

 

Ses pas foulent le sol en ce matin fraîcheur,

Elle discerne au loin la brume de passage,

Admire près d'un lac l'éthéré paysage.

Un grand arbre flouté révèle sa douceur.

 

Craignant de rencontrer des monstres à l'affût,

Elle tremble de peur au cœur de la clairière,

A l'idée de tomber dans une souricière

Et de se confronter à un affreux griffu.

 

Comme elle se tapit à l'orée du vieux bois;

Elle croit retrouver de blanches asphodèles.

Bercée par le doux chants d'un peuple doté d'ailes,

Elle détend son corps, son esprit aux abois.

 

Les dents rougies de sang, l'être est prêt à sauter !

A l'abri des feuillus elle trouve un  refuge,

Des larmes de dépit s'annoncent en déluge.

Pour ne pas succomber, elle devra lutter.

 

Bientôt elle aperçoit quelques fruits à cueillir,

Parsemées ça est là sur un étrange herbage,

Que son sombre astronef heurta dans son voyage

Où seuls des prédateurs sont venus l'accueillir.

 

Elle ose ramasser quelques champignons verts

Avant de se presser pour regagner son antre,

Son vaisseau balafré par une plaie béante,

Qui ne volera plus dans aucun univers.

 

La naufragée repart, en courant et chutant,

Sous un ciel obscurci, grisé par des nuages,

Elle veut distancer ces êtres sans visages.

Dans le vent son odeur fait d'elle un met tentant.

 

Ici les jours sont  courts, la nuit va commencer,

Elle regrette tant sa belle et bleue planète,

Mais un vrombissement lui fait lever la tête,

L'arrivée des sauveurs, ce bruit vient d'annoncer.

 

Le 05 mars 2015.

 

Publié dans Poésies et dessins.

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