Si c’était à refaire ! Je serais un homme.
Ça y est !
J’entends comme des ricanements.
Et pourquoi ne serais-je pas un homme ?
Un homme tendre... soigné... amoureux.
Un vrai quoi ! Comme je les aime.
Et zou ! Fini les petites jupettes étant fillette qui volètent sur mes gambettes…
... et les hauts talons quand, devenue grande, je n’en ai plus besoin.
Ho ! C’est sûr ! Il faudrait que je fasse d’autres concessions.
Plus de popotin rebondi.
Oui ! J’ai bien dit : rebondi !!! Alors...
Adieu ! Popotin rondouillard, sans oublier les potins bavards.
Bien que... certains hommes aussi... parfois.
Et... terminé les pomelos en forme de poire.
Pas grave ! C'est normal, j'aurais changé de branche.
A la place, j’hériterais, disons… d’un fruit de régime...
... parce qu’avec le fruit d’un régime on obtient l’effet yoyo sous le coup d’émotions gourmandes.
Hé ! Motion de censure.
En plus, à moi les biscotos ! Ho ! Ho ! Ho ! et...
... un peu de barbe.
Ça c’est la barbe !
Bah ! Pas plus difficile que de faire la chasse aux poils, à poil dans de terribles souffrances.
Brrr ! J’en ai froid dans mon dos d'homme.
Histoire de m’éduquer les papilles, je pourrais goûter des rouges à lèvres sur d’autres lèvres, sans avoir le risque d’en afficher sur ma dent proéminente.
Mais... toute ces différences entre les deux sexes vous semblent sans doute superficielles.
Si ! Si ! Je vous ai entendu murmurer.
Vous ! Là, caché derrière vos lunettes ou vous ! Là, derrière votre écran.
Je pourrais citer d'autres exemples bien sûr ! Mais ils seraient remplis de clichés.
Pour vraiment savoir il faudrait ...
... Allez ! chiche ! Je change de sexe… pour voir.
(J’imagine la tête de mon mec !!! Le pauvre.)
Vite je retourne en arrière et je me rebaptise donc du nom de Vule.
Plus classique on ne fait pas.
- Comment vas-tu ho ! Vule ?
- Très bien merci, réponds-je à la foule mouvante de spermatozoïdes que je suis occupé à trier avec minutie.
Si certains voulaient faire diversion c'est ratée ! Pense-je ravi i i.
Quand je trie, je trie, j’ai dit.
Armé de mon épée de chevalier, je flagelle en coupant les flagelles des X spécimens féminins en puissance qui font lamentablement du sur place et ...
... j’attends mon beau « il » grec.
Hi ! Hi ! Hi! Grec m'a trouvé, il me chatouille et je débute ma division dans un rite ancestral.
C’est là que je commence à ne plus savoir ce que j’écris...
... ce qui est certain, c’est que je reste la lea lae le même.
Enfin ! Avec des trucs en plus et des trucs en moins.
Rendez-vous dans quelques années.
Je crois que j’aurais envie d’écrire :
« Si c’était à refaire, je serais un femme. »
Le 25-02-2008.
PS : Bon, j'avoue.
Je n'ai pas réussi à revenir en arrière mais je me suis entraînée psychologiquement, si à la fin tout recommence.