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Poésie : Le bonheur.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Montage photo.

Montage photo.

Le bonheur.

 

 

Je l’avais recueilli dans le creux de ma main,

Quand un jour bienheureux, il était de passage,

Je l’avais caressé, la joie sur mon visage.

Depuis je l'ai choyé de jour en lendemain.

 

Pourtant, en inconstant, certains jours il pâlit,

Il devient transparent ou se volatilise,

Je me dis  : continue ! Allez relativise!

Il doit être encor là. Cherche, il est tout petit !

 

Chassant l’apitoiement, j’explore des douceurs,

Je hume leur senteurs, tout à moi en offrande,

Des moment plus cléments, ma vie en redemande.

La roue en mouvement va chasser les noirceurs.

 

Quand un bel arc en ciel, réveille l’endormi,

L’habille de couleurs, me charme de tendresse,

Je sais que mon chemin a gagné en sagesse.

Un bonheur égaré revient comme un ami. 

 

 

Le 30 octobre 2017.

 

 

Publié dans Poésies illustrées.

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Un écusson au tricot, en jacquard.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Pour aller à mon entrainement de danse country, j'ai décidé de customiser une veste en jean, en tricotant un écusson avec une tête de cheval.

Afin que celui-ci soit souple, j'ai choisi de travailler un maximum en jacquard intarsia.

Cette technique nécessite plusieurs pelotes de laine par couleurs. C'est pour cette raison que j'ai tricoté en jacquard classique certaines parties de la grille jacquard.

Les premiers rangs de mon écusson au tricot.

Les premiers rangs de mon écusson au tricot.

Comme vous pouvez le voir, au début du travail, pour trois couleurs de laine, il me faut six pelotes différentes.

Mon jacquard intarsia sur l'envers.

Mon jacquard intarsia sur l'envers.

Voici un aperçu de l'envers de mon tricot avec ses nombreuses pelotes de laine.

Mon écusson terminé et cousu.

Mon écusson terminé et cousu.

Après avoir terminé le jacquard, afin d'avoir une finition homogène, j'ai fait un rang de crochet tout autour de l'écusson.

Pour terminer, j'ai cousu mon écusson à la main en prenant soin de faire des points à l'intérieur pour qu'il adhère bien à ma veste.

 

PS : La grille de jacquard, que j'ai trouvé lors de mes recherches sur le web et que j'ai légèrement modifiée, est signée Kali.

Publié dans Tricots.

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Texte illustré : Juste un mot à dire.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Dessin au crayon modifié avec l'ordinateur.

Dessin au crayon modifié avec l'ordinateur.

Juste un mot à dire.

 

 

 

De son regard sombre, elle fixe le grand écran placé devant elle. Son visage, entouré de sa chevelure grise et raide, marque une plongée dans la tristesse.

Son oreille droite est tournée vers la radio muette.

 

Dans son fauteuil élimé, vert, celui qui partage sa vie depuis si longtemps, demeure immobile. Ses yeux, qui ont gardé leur bleu profond, semblent figés sur les vitres de la fenêtre.

Quelques oiseaux volètent dans le jardin recouvert de givre. Dans l’immobilité de ses prunelles, les perçoit-il ?

 

Tandis que le silence martèle les esprits et l’espace, des soupirs montent puis s’étirent comme si les murs suintaient de gémissements.

Le vide habite les lieux. Pourtant il suffirait que l’un des « vieux » prenne la télécommande de la boîte à loisirs pour que tout change… en apparence.

Le noir quitterait la télévision, les sons la feraient vibrer. La radio en pâlirait d’envie.

 

Mais ils se sont lassés de cette ouverture sur le monde qui les enferme dans leur quotidien à deux, dans leur monotonie à deux, dans leur univers clos.

Le seul qu’ils voudraient voir se réveiller somnole. Le seul mot qu’ils ont envie de prononcer n’a pas lieu d’être.

De temps en temps ils se regardent.

— Ça va ?

— Oui et toi ?

— Oui.

 

Ils se lèvent. Ils s’enlacent. Quel bonheur !

Elle prend son tricot. Ses doigts n’ont pas d’entrain. Il ouvre son journal. Il le survole.

 

Le seul qu’il voudraient voir se réveiller somnole encore. Le seul mot qu’ils ont envie de prononcer n’a toujours pas lieu d’être.

 

La musique s’élève soudain. Une main, un pied battent la mesure.

Les yeux se ferment. Le temps passe.

 

À l’heure du souper, la vie s’anime. Ils aiment partager le potage, le fromage et le pain dans la chaleur de leur foyer.

 

Au moment du coucher, le seul qu’ils auraient voulu entendre s’est tu. Le seul mot qu’ils ont envie de prononcer n’a pas eu d’écho. Ils se serrent l’un contre l’autre.

Demain, qui sait ?

 

Bien sûr, ils auraient pu prendre l’initiative. Mais le répondeur aurait augmenté leur impatience. Ils en ont déjà fait l'expérience.

 

Demain peut-être ils pourront dire « allo ! » à un de leurs enfants.

 

 

2017.

 

 

Il suffit de si peu parfois.

 

 

Publié dans Textes illustrés.

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