Poésie : Miroir, oh beau miroir !
Miroir, oh beau miroir !
Ton reflet c’est un cas !
Tu n’es pas dans les normes,
Tes bourrelets énormes
Te causent du tracas.
Tu trouves mal foutu,
Ton long nez qui te nargue,
Ce vieux frein à la drague
Est vraiment trop pointu.
Tu penses que tes yeux
Qui tombent vers l’abîme,
Qu’aucun rire n’anime,
Sont vraiment ennuyeux.
Tu hais ton vieux rictus
Que tes rides marquées,
Trop souvent remarquées,
Ont écrit en hiatus !
Mais ton amour profond
A charmé ton épouse,
Si bien qu'on te jalouse,
Te traitant de bouffon.
En fait, tout va très bien
Et tu souris en douce
À ta charmante rousse,
Toi, le bon tragédien.
Le 28 juillet 2019.
Poésie : Texte en "z" pour les zygomatiques. (Version versifiée)
Texte en "z" pour les zygomatiques.
De sa barza, un gros zoulou à moitié naze
Sirote lentement un breuvage gazeux
À l’alcool imbibant des zestes savoureux
Dont un trop grand abus peut mener à l’extase.
Sous le ciel azuré, il mange une pizza,
Au corsé chorizo, aux dés de mozzarelle,
Il fait une razzia en zieutant sur sa belle.
Un zoologue gai embête sa Zaza !
Jouant au zanzibar, en pariant sans pèze,
La Zoé s’ébahit en voyant un zombi.
Elle zézaye alors en parlant du zarbi
Qui semble en avoir pris vraiment fort à son aise.
— Zut alors, regardez ce barbu zigoteau,
Arborant un blazer en zénana orange
Sur son zizi à l’air ! Quelle horreur ! Qu’il le range !
Il est plutôt zinzin ce drôle de zozo.
— À moins que ce ne soit qu’un odieux bizutage,
Suggère la Zaza soudain en s’élançant,
Conviant la Zoé à bouger en dansant
Le zapateado puis un zouk en partage.
Durant une zumba le zef vient à souffler
En transformant le toit en morceaux de puzzle,
Manquant de zigouiller d’une tuile qui vole
Le zoulou, sézigue, qui s’est mis à ronfler.
Le 18 juillet 2019.
Poésie : La graine épanouie.
La graine épanouie.
La minuscule sauvageonne
Roule et s’en va de-ci de-là,
Parmi un champ et au-delà,
En promenant son espérance.
Au printemps la graine bourgeonne,
Dans un parterre apprivoisé
Que le vent lui a proposé,
En mettant fin à son errance.
Sa robe d’un rouge écarlate
Est troublante de volupté
Dans son humble fragilité
Offerte au jour de sa naissance
Le beau coquelicot me flatte
Et ses boutons têtes baissés
Feront des pétales froissés,
Une superbe inflorescence.
Le 04 juillet 2019




