La terre en danger - Danger sur terre.
Depuis toujours, la Terre, notre terre si belle et généreuse, nous a offert ses richesses. Peu à peu nous les avons découvertes, appréciées et exploitées.
Mais nous n’avons pas su le faire avec modération. Nous nous sommes servis encore et encore. Nous avons modifié l’infiniment petit sans trop savoir quelles en seraient les réelles conséquences. Tout cela sans considération pour l’avenir mais juste pour nos besoins présents et grandissants.
La Planète Bleue, notre planète bleue, a commencé à souffrir par notre faute. Cette souffrance s’est répercutée sur certaines espèces que nous côtoyons. Ou, pire, ce mal a entraîné leurs agonies puis leurs extinctions quand ce n’est pas directement l’homme qui les a exterminées.
Nous avons vu, constaté et disserté sur le sujet. Nous avons envisagé des solutions mais, ne voulant pas renoncer à notre confort, nous sommes restés pratiquement inactifs.
Pourtant certains avaient tiré la sonnette d’alarme sur un point de non-retour et sur l’urgence d’agir.
Chacun a donc attendu et attend encore que l’autre fasse vraiment quelque chose, tout en amenuisant ses propres responsabilités.
La Terre, notre terre, malade, a depuis longtemps commencé à montrer des symptômes :
Enfiévrée, sa transpiration a formé des nuages qui ont ignoré certaines parties du globe pour se déverser en abondance sur d’autres. Ses glaces, remèdes fragiles contre son état fébrile, ont commencé à fondre. Ses mers ont grossi en volume, en vagues et en assauts sur les côtes.
La terre essoufflée, haletante par moment, a vu ses vents forcir et provoquer de plus en plus de puissantes tempêtes.
La planète bleue, notre planète bleue fragilisée, sans aide, en perte d’équilibre réagit : inondations, tempêtes, sécheresses, incendies.
Entendez-vous le flot de ses larmes, les hurlements de ses vents ? Ressentez-vous la douleur de sa croute, sa peau nourricière, qui se fend et qui brûle ?
« Dérèglement climatique » disent les hommes. « Il faut agir » ajoutent-ils.
Le problème c’est que tout le monde n’est pas touché de la même façon. Ici on monte pour échapper à l’eau envahissante, là on fuit le feu, là on se calfeutre contre les vents destructeurs. Alors les hommes n’arrivent pas à s’unir.
Économiser un litre d’eau par jour chacun, se chauffer un demi degré en moins, marcher au lieu de prendre la voiture aussi souvent que c’est possible, ne pas se gaver mais se nourrir…. Tout cela multiplié par des millions et des millions de terriens…
Mais je ne vais pas énumérer et répéter ce que nous entendons et savons déjà. Moi-même...
Nous avons créé un déséquilibre. Celui-ci est visible dans les éléments déchaînés mais ne nous faisons pas d’illusion, la vie est une chaîne dont l’infiniment petit fait partie. Celui-ci ressent et subit le séisme en tremblant et en se déséquilibrant à son tour. La seule différence et que nous ne le voyons pas.
Que faut-il pour que l’homme, petite poussière dans l’univers, prenne vraiment conscience de la détresse de la terre ?
Faut-il qu’un fléau l’atteigne dans l’antre de l’invisible ?
Faut-il qu’un virus lui donne une leçon en le remettant à sa place et en lui montrant sa fragilité ?
Le paradoxe de cet ennemi qui se propage est qu’il nous oblige à agir et à réagir ensemble tout en nous incitant à nous tenir éloignés les uns des autres.
Attention ! Contagion ! Aucun traitement ! Formes graves ! Décès ! Menace !
L’argent, le profit qui régissent le monde, par ricochées, vont être mis à mal.
Mais l’essentiel n’est-il pas ailleurs ? N’est-ce pas la santé de nos proches qui nous importe le plus ?
Cette épreuve va nous faire subir l’absence de présence de ceux que nous aimons. Ne pas se voir pour se protéger mutuellement va remettre les pendules à l’heure dans notre monde moderne où nous pensons ne pas toujours avoir du temps. Celui pour un cou de fil, celui à consacrer à une visite, à la prise d’un café. Un simple moment de partage qui peut pourtant ensoleiller n’importe quelle journée.
Cette épreuve est-elle une course contre la montre ? Une épreuve passagère ? Un ennemi avec lequel nous devrons apprendre à vivre ?
Peu importe.
Aujourd’hui, essayons de penser aux autres en nous protégeant mutuellement !
Remercions nos soignants qui vont faire le maximum au péril de leurs propres vies !
Quand la crise sera passée, ce que nous souhaitons tous, n’oublions pas de respecter et de soigner la Terre, berceau de la vie, afin de la protéger et de protéger nos enfants !
Le 16 mars 2020.
PS : C’était juste une inspiration soudaine suivi d’un écrit qui s’est étalé sur plusieurs jours en raison de la triste actualité.