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textes illustres.

Texte illustré : Encore quelques achats.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Texte illustré : Encore quelques achats.

   Tandis que papy bricole, c’est avec une grande frénésie que mamie prépare l’aménagement des chambres au sous-sol.

 

   Depuis que les grands-parents avaient décidé d'acheter la maison, ils savaient que ces pièces confortables, ouvertes sur l’extérieur par des vasistas, feraient de très agréables chambres d’amis. Ou plutôt des chambres pour recevoir leur enfants que la vie avait éloignés géographiquement.

Avec le petit salon à l’étage équipé d’un convertible, cela faisait trois chambres, une pour chacun des enfants. D’ailleurs, cela leur convenait parfaitement.

 

   Aujourd’hui leurs deux petits-enfants ont grandis. Au lieu de dormir à l’étage, ces chambres pourront devenir les leurs quand ils viendront seuls en vacances chez papy et mamie.

 

   Depuis peu, un petit lit est venu compléter la grande chambre du bas. Il sera parfait pour le garçonnet de deux ans. Il reste juste à l’équiper d’une barrière de lit.

Son frère aîné occupera l’autre chambre. Il profitera du grand BZ. Cela le changera de son lit en voiture.

Mamie se voit déjà dormir dans la même pièce que le cadet. Elle ne veut pas laisser ses petits amours seuls en bas la nuit. Ils sont trop petits.

 

   Des peluches, pour l’instant bien rangées dans un placard, accueilleront les enfants. Elles seront posées sur des housses de couettes aux couleurs de l’enfance.

La maison se remplira alors de rires et de jeux. Mamie  et papy courront partout pour passer du repas au jeux, des bains aux lectures.

On pourra construire un pont ou un oiseau en brique à encastrer.

 

Il y aura aussi des moments de chagrins causés par l’absence des parents ou par quelques bobos sans gravité. Mais des petits câlins et quelques chatouillis, une diversion avec un livre ou un dessin animé auront vite fait de sécher les larmes.

Qu’il sera bon de voir les petits se régaler à table des menus concoctés pour leur plaire. Qu’il sera bon d’emmagasiner des moments d’amour et de partage.

 

   Oui. Mais quand ?

 

   Mamie ne veut pas y penser. Elle a encore quelques achats à faire avant que tout soit prêt. Pour écarter ses idées noires, elle se focalise sur ses recherches.

 

   Ce qui est sûr, c’est que les préparatifs aident à attendre le bout du tunnel, quand la pandémie laissera ENFIN les humains un peu plus en paix.

 

 

Le 09 avril 2021.

 

 

Publié dans Textes illustrés.

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Texte : Mais quoi qu'est-ce ?

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Texte : Mais quoi qu'est-ce ?

Mais quoi qu’est-ce ?

 

 

Il s’était transformé en une sorte de neige floconneuse et collante.

Tandis que je réfléchissais en cherchant comment cela avait-il pu arriver encore une fois, je m’affairais à faire tomber sur le sol l’objet de mon mécontentement en secouant encore et encore avec énergie tout ce qu’il colonisait avec tant d’insistance.

Contrairement à la vraie neige, la blancheur ne s’évanouirait pas sous le soleil mais, poussée par le vent, elle irait de ci de là, avant de disparaître dans la pelouse ou dans la terre de mon jardin.

Je me disait alors que, par le passé, cela ne serait jamais arrivé. Le responsable était le monde moderne qui recherchait la facilité au détriment de la planète.

Si un moment d’inattention ou si une fouille de mauvaise qualité était responsable d’un oubli malheureux, cette facilité recherchée se transformait parfois en perte de temps en nous donnons du fil à retordre. De quoi se laisser choir sur une chaise.

Cette incident est aussi et sans doute un moyen de faire réfléchir au bien-fondé de cet usage dont tout le monde abuse dans les pays développés. Ne plus l’employer serait sans doute une bonne chose en dehors des moments où la maladie serait là.

Mais « quoi qu’est-ce » dont je parle ? Si vous avez du nez, vous vous en doutez.

 

Si je reviens une trentaine d’année en arrière, lorsque j’étais enrhumée, je me souviens que je remplissais tout mon séchoir après avoir spécialement fait une lessive à quatre vingt-dix degrés.  Ensuite, je devais tout repasser.

 

Maintenant, j’utilise des mouchoirs en papier. C’est plus rapide sauf si j’en oublie un qui se déchiquette en se transformant en une sorte de neige floconneuse et collante.

 

 

 

Le 16 juillet 2020.

 

Publié dans Textes illustrés.

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Un jour, une inspiration fugace, un écrit : Déconfinement.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Un jour, une inspiration fugace, un écrit : Déconfinement.

Déconfinement.

 

 

Nous l’attendions ce déconfinement. Nous avions hâte, si hâte.

Je devrais l’apprécier, le savourer mais voilà…

 

La liberté n’est pas revenue, loin de là. Physiquement, je peux bouger plus mais moralement je suis toujours prisonnière du virus.

Où est la liberté quand l’ennemi  invisible me guette ?

Si le virus m’attrape et me tue. Bon. Ce ne serait pas top mais contre le destin que peut-on ? Si j’ai le temps d’avoir une pensée avant de sombrer dans la coma artificiel ou naturel, ce sera pour les miens et surtout pour mes enfants que je risquerais de quitter trop tôt .

Si le virus m’attrape et m’amoindrie. Ce serait rageant avec toutes les précautions que je prends.

Si le virus m’attrape, que je contamine quelqu’un qui succombe à la maladie, je ne pourrais pas me le pardonner.

C’est un dur poids qui pèse sur mes épaules mais, sans aucun doute,  je ne suis pas la seule à ressentir cela.

 

Limiter mes contacts, voir toujours les même personnes, choisir lesquelles, cela ouvre une grande porte vers un vide habité de silence.

Mais, cela suffira t’il ?

 

J’aime la mer, la plage et nager.

Partir cette année ? Je n’en ai pas envie sans un esprit libéré de toutes craintes.

Arpenter la maison et le jardin de long en large est sans danger. Je dois inventer un nouveau monde.

 

Ma pelouse devient une plage douce et chaude quand le soleil est généreux. J’aime ressentir la caresse de ses rayons. Si sa chaleur est trop intense, elle me pousse à l’ombre sous un feuillage bruissant au milieu des chants d’oiseaux.

Cette plage est sans mer mais le ciel souvent bleu est le même. Les nuages duveteux ne peuvent-ils pas remplacer les frisottis blancs des vagues ? Il suffirait alors que j’écoute un enregistrement de ces murmures pour partir ailleurs, vers un de ces "avant" en vacances.

 

Si j’ai envie de m’immerger, je remplis ma baignoire de sels parfumés.

Imaginer les vacances passées, me plonger dans des souvenirs heureux, me remémorer les cris des mouettes, les froissement des vagues, les rires des enfants. Me détendre, méditer, me délecter de ce que je n’ai sans doute pas su savourer à sa juste valeur.

 

Ha ! Comme j’aimerais retrouver les plaisirs des petits restos que mes pas atteignaient sans se presser, les saveurs des produits de la mer, l’ambiance détendue de ses moments simples en compagnie de l’homme que j’aime.

 

Cela ne sera pas pour cette année mais je sais qu’il reste l’essentiel : Le bonheur d’un repas partagé à deux.

 

 

Le 14 juin 2020.

 

 

 

 

 

 

Publié dans Textes illustrés.

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Mini le moineau a faim.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Mini le moineau a faim.

Mini le moineau a faim.

 

Mini, le moineau est né sur une aire d’autoroute.

Tous les jours, en compagnie de sa grande famille, il attend que des voyageurs s’arrêtent pour leur chiper quelques miettes.

Certains, généreux, offrent même de gros morceaux.

À ce moment là, c’est le plus rapide qui se gave et remplit son ventre. À moins qu’un moineau fort et rusé ne s’empare de toute l’obole puis s’envole et vole dans un coin tranquille pour se restaurer.

 

Ce matin, il n’y aucun humain à l’horizon. Tout est étrangement calme. Les vrombissement ont pratiquement disparu. Il n’y a plus aucun klaxon.

Mini apprécie le silence. Il peut converser avec des congénères, même ceux qui sont un peu éloignés. Et puis, l’air est plus pur. Cela fait du bien.

Cependant, il n’y a presque plus de restes des repas des hommes.

Mini n’a pas l’habitude de se nourrir autrement, ses parents non plus.

Bien sûr, ils savent trouver quelques vers et attraper des insectes mais, ici, il n’y a pas beaucoup de verdure. Pour eux c’est juste une friandise. Cela ne suffira pas à nourrir toute la population.

Le soir les ventres crient famine. Mini a faim.

« Ha ! Si seulement, je pouvais trouver une frite oubliée », pense t’il.

 

Le lendemain, un conseil des moineaux est ouvert. Mais que se passe t’il ? Pourquoi les humains ne voyagent-ils plus.

 

Attirée par le vacarme des piaillements interrogatifs, Pipelette la pie s’invite au conseil.  Elle relate que, partout où elle va, c’est pareil. Les homme restent confinés chez eux.

Elle a entendu dire qu’une maladie, aussi grave que la grippe aviaire, affecte les humains.

Elle va essayer d’interroger les oiseaux migrateurs.

 

Mais avant, face aux cris des petits affamés, Pipelette se transforme en professeur. Elle apprend aux moineaux à s’éloigner de l’aire où ils ont toujours vécu. « Comme c’est beau ici », pense Mini en se retrouvant au milieu de la nature.

Le soir, les ventres sont pleins. Les repas ont été délicieux. Même si se nourrir demande plus d’efforts, pour la colonie de moineaux tout s’arrange.

 

Quelques jours plus tard, Pipelette revient. Elle apporte des nouvelles du monde.

— Le mal se propage parmi les humains. Les homme s’enferment.

— Comme ils le font avec les volailles en cas de grippe aviaire, dit le grand Sage.

— Mais alors, c’est très grave. Ils doivent être en train d’éliminer tous les malades pour arrêter l’épidémie, comme ils le font avec les animaux, ajoute t’il.

— Non. Ils essayent de se soigner.

 

Le 19 mars 2020.

 

PS : Je crois, qu'en ce moment, ma plume est inspirée par la triste actualité.

 

Publié dans Textes illustrés.

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La terre en danger - Danger sur terre.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

La terre en danger - Danger sur terre.

La terre en danger - Danger sur terre.

 

Depuis toujours, la Terre, notre terre si belle et généreuse, nous a offert ses richesses. Peu à peu nous les avons découvertes, appréciées et exploitées.

Mais nous n’avons pas su le faire avec modération. Nous nous sommes servis encore et encore. Nous avons modifié l’infiniment petit sans trop savoir quelles en seraient les réelles conséquences. Tout cela sans considération pour l’avenir mais juste pour nos besoins présents et grandissants.

La Planète Bleue, notre planète bleue, a commencé à souffrir par notre faute. Cette souffrance s’est répercutée sur certaines espèces que nous côtoyons. Ou, pire, ce mal a entraîné leurs agonies puis leurs extinctions quand ce n’est pas directement l’homme qui les a exterminées.

Nous avons vu, constaté et disserté sur le sujet. Nous avons envisagé des solutions mais, ne voulant pas renoncer à notre confort, nous sommes restés pratiquement inactifs.

Pourtant certains avaient tiré la sonnette d’alarme sur un point de non-retour et sur l’urgence d’agir.

Chacun a donc attendu et attend encore que l’autre fasse vraiment quelque chose, tout en amenuisant ses propres responsabilités.

 

La Terre, notre terre, malade, a depuis longtemps commencé à montrer des symptômes :

Enfiévrée, sa transpiration a formé des nuages qui ont ignoré certaines parties du globe pour se déverser en abondance sur d’autres. Ses glaces, remèdes fragiles contre son état fébrile, ont commencé à fondre. Ses mers ont grossi en volume, en vagues et en assauts sur les côtes.

La terre essoufflée, haletante par moment, a vu ses vents forcir et provoquer de plus en plus de puissantes tempêtes.

La planète bleue, notre planète bleue fragilisée, sans aide, en perte d’équilibre réagit :  inondations, tempêtes, sécheresses, incendies.

Entendez-vous le flot de ses larmes, les hurlements de ses vents ? Ressentez-vous la douleur de sa croute, sa peau nourricière, qui se fend et qui brûle ?

 

« Dérèglement climatique » disent les hommes. « Il faut agir » ajoutent-ils.

Le problème c’est que tout le monde n’est pas touché de la même façon. Ici on monte pour échapper à l’eau envahissante, là on fuit le feu, là on se calfeutre contre les vents destructeurs. Alors les hommes n’arrivent pas à s’unir.

 

Économiser un litre d’eau par jour chacun, se chauffer un demi degré en moins, marcher au lieu de prendre la voiture aussi souvent que c’est possible, ne pas se gaver mais se nourrir…. Tout cela multiplié par des millions et des millions de terriens…

Mais je ne vais pas énumérer et  répéter ce que nous entendons et savons déjà. Moi-même...

 

Nous avons créé un déséquilibre. Celui-ci est visible dans les éléments déchaînés mais ne nous faisons pas d’illusion, la vie est une chaîne dont l’infiniment petit fait partie. Celui-ci ressent et subit le séisme en tremblant et en se déséquilibrant à son tour. La seule différence et que nous ne le voyons pas.

 

Que faut-il pour que l’homme, petite poussière dans l’univers, prenne vraiment conscience de la détresse de la terre ?

Faut-il qu’un fléau l’atteigne dans l’antre de l’invisible ?

Faut-il qu’un virus lui donne une leçon en le remettant à sa place et en lui montrant sa fragilité ?

 

Le paradoxe de cet ennemi qui se propage est qu’il nous oblige à agir et à réagir ensemble tout en nous incitant à nous tenir éloignés les uns des autres.

Attention ! Contagion ! Aucun traitement ! Formes graves ! Décès ! Menace !

 

L’argent, le profit qui régissent le monde, par ricochées, vont être mis à mal.

Mais l’essentiel n’est-il pas ailleurs ? N’est-ce pas la santé de nos proches qui nous importe le plus ?

Cette épreuve va nous faire subir l’absence de présence de ceux que nous aimons. Ne pas se voir pour se protéger mutuellement va remettre les pendules à l’heure dans notre monde moderne où  nous pensons ne pas toujours avoir du temps. Celui pour un cou de fil, celui à consacrer à une visite, à la prise d’un café. Un simple moment de partage qui peut pourtant ensoleiller n’importe quelle journée.

Cette épreuve est-elle une course contre la montre ? Une épreuve passagère ? Un ennemi avec lequel nous devrons apprendre à vivre ?

 

Peu importe.

Aujourd’hui, essayons de penser aux autres en nous protégeant mutuellement !

Remercions nos soignants qui vont faire le maximum au péril de leurs propres vies !

 

Quand la crise sera passée, ce que nous souhaitons tous, n’oublions pas de respecter et de soigner la Terre, berceau de la vie, afin de la protéger et de protéger nos enfants !

 

 

Le 16 mars 2020.

 

 

PS : C’était juste une inspiration soudaine suivi d’un écrit qui s’est étalé sur plusieurs jours en raison de la triste actualité.

Publié dans Textes illustrés.

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Le 05 juin 2019 - Un jour, une inspiration fugace, un écrit : Comprendre, se comprendre.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

GiF illustrant mon texte "Comprendre, se comprendre."

GiF illustrant mon texte "Comprendre, se comprendre."

Comprendre, se comprendre.

 

   Si je dis « Je comprends » et bien je comprends.

Si je dis « Je comprends ! Je comprends ! », cela laisse une pointe d’interrogation qui aurait tendance à contredire ce que, pourtant, je répète deux fois.

Si tu me comprends, toi qui me lis. Un autre lecteur comprendrait-il ? (Ou l’inverse) 

On pourrait admettre que non. (Ou oui, si on prend l'inverse de la parenthèse précédente)

Par conséquent, nous comprenons, ou pas, pourquoi cette hypothétique hésitation peut prendre consistance dans le second cas exposé ci-dessus, à cause de la répétition de la phrase qu’il contient.

 

   Voyez-vous, si vous comprenez mes propos bien sûr, se comprendre n’est pas toujours facile, même si souvent on pense constater, face à deux interlocuteurs, qu’ils se sont compris.

Mais qu’ont-ils vraiment compris, la totalité de l’échange, y compris les pensées profondes de l’autre ?

Non, impossible. Les cerveaux d’autrui et de soi comprennent des connexions différentes et autant de fonctionnements singuliers. Singuliers dans le sens de propres à chacun.

L’éventuelle complexité de cette propriété nous laisse parfois dans de sales draps si on comprend de travers.

 

   Pour bien me faire comprendre, vous noterez ici que le verbe « comprendre » de « Les cerveaux d’autrui et de soi comprennent des connexions différentes » est à comprendre dans un autre sens puisqu’il fait allusion à la constitution de la pensée de chacun, dont les chemins neuronaux sont forcément dissemblables.

Je tiens à souligner ce point afin d’être totalement claire et parfaitement comprise.

 

   Nous ne pouvons donc comprendre que ce que notre cerveau, seul et unique parmi d’autres identiques par leur singularité, nous accorde comme compréhension. Ce qui peut provoquer des quiproquos et des malentendus, et ce, même par écrit.

C’est compréhensible, pas vrai ?

   En m’approchant de la fin de mon texte, je suis à même de comprendre une certaine incompréhension de quelques passages de ce dernier qui comprend volontairement des répétitions du mot et de ses dérivés concernant le sujet du jour.

La réitération, telle celle exposée dans le premier paragraphe, en est sans doute la cause puisque, rappelez-vous, cette redite peut amener à s’interroger.

À moins que je n’aie volontairement décidé de créer des méandres à prendre sans détour, en jouant un tour pour simplement vous faire comprendre que, parfois, j’aime ne pas me prendre au sérieux.

   Si vous l’avez compris, ha ! Comme cela fait du bien d’arriver à se faire comprendre.

 

Le 04 juin 2019.

 

PS : Si vous n’avez pas aimé, je le comprendrais. Mais, au fond, vous n’avez rien à faire de mon avis puisque vous ne m’avez pas lue jusque là.

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Le 04 février 2018 - Un jour, une inspiration fugace, un écrit.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Infographie et dessins.

Infographie et dessins.

   Au cours d’une recherche, d’un plongeon dans le temps, des papiers oubliés ont surgi du passé. Ils ont fait résonner des échos enfouis et des bribes d’antan chargées d’émotion. Ils ont fait remonter l’amour et les bonheurs mais aussi le chagrin de ces anciens départs, de ces longues absences.

   Tout en haut d’un placard, sous un dossier rouge, lui-même recouvert d’une pochette verte et d’une grande enveloppe, ces documents divers y étaient enterrés pour une utilité aujourd’hui révolue.

   Ces innombrables pièces administratives ont suivi les chemins d’êtres chers disparus. Des printemps ont passé. Ses feuilles entassées vont être consumées, dessinant au présent des fumées en volutes qui iront se mêler à l’étendue des cieux.

   Des noms, quelques prénoms des dates et des lieux sont inscrits dans le noir, au cœur de grands registres. Éléments essentiels destinés à l’oubli, ils résistent encore à la pression des ans, tant qu’une descendance assez proche subsiste.

C’est dans le cœur des siens que vit chaque parent, que sa joie, que ses mots palpitent en soutien.

Quand il ne restera que des photos sans nom, là-bas, dans cet ailleurs, les âmes en fusion auront juste besoin de l’amour éternel.

Au cours d’une recherche, d’un plongeon dans le temps, des papiers oubliés m’ont ouvert un passage sur une allée pavée de joyeux souvenirs. J’ai repensé à eux plus fort qu’un autre jour et ils ont repris vie.

Publié dans Textes illustrés.

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Le 28 janvier 2018 - Un jour, une inspiration fugace, un écrit.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Infographie.

Infographie.

   Aujourd’hui c’est dimanche, un de ces jours qui sonnent le vide en écho.

Dans la grisaille du temps et de l’esprit, une plume légère s’invite.

Impalpable, elle souffle un tissu de mots afin d'habiller le temps.

J’enlève alors le noir au gris et dans l’immaculé, je crée.

Des arabesques annoncent un ciel bleu, une rose rouge et du miel doré.

 

   Étendue dans l’azur, réchauffée de palpitations rythmées, je goûte la    douceur sucrée de l’air. Je m’évade.

L'ailleurs m’emporte vers la beauté de ce qui fut, de ce qui reste, de ce qui sera.

Bonheurs passés, désirs enfouis à matérialiser, espoirs futurs seront mes forces de demain.

 

Publié dans Textes illustrés.

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Texte illustré : Juste un mot à dire.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Dessin au crayon modifié avec l'ordinateur.

Dessin au crayon modifié avec l'ordinateur.

Juste un mot à dire.

 

 

 

De son regard sombre, elle fixe le grand écran placé devant elle. Son visage, entouré de sa chevelure grise et raide, marque une plongée dans la tristesse.

Son oreille droite est tournée vers la radio muette.

 

Dans son fauteuil élimé, vert, celui qui partage sa vie depuis si longtemps, demeure immobile. Ses yeux, qui ont gardé leur bleu profond, semblent figés sur les vitres de la fenêtre.

Quelques oiseaux volètent dans le jardin recouvert de givre. Dans l’immobilité de ses prunelles, les perçoit-il ?

 

Tandis que le silence martèle les esprits et l’espace, des soupirs montent puis s’étirent comme si les murs suintaient de gémissements.

Le vide habite les lieux. Pourtant il suffirait que l’un des « vieux » prenne la télécommande de la boîte à loisirs pour que tout change… en apparence.

Le noir quitterait la télévision, les sons la feraient vibrer. La radio en pâlirait d’envie.

 

Mais ils se sont lassés de cette ouverture sur le monde qui les enferme dans leur quotidien à deux, dans leur monotonie à deux, dans leur univers clos.

Le seul qu’ils voudraient voir se réveiller somnole. Le seul mot qu’ils ont envie de prononcer n’a pas lieu d’être.

De temps en temps ils se regardent.

— Ça va ?

— Oui et toi ?

— Oui.

 

Ils se lèvent. Ils s’enlacent. Quel bonheur !

Elle prend son tricot. Ses doigts n’ont pas d’entrain. Il ouvre son journal. Il le survole.

 

Le seul qu’il voudraient voir se réveiller somnole encore. Le seul mot qu’ils ont envie de prononcer n’a toujours pas lieu d’être.

 

La musique s’élève soudain. Une main, un pied battent la mesure.

Les yeux se ferment. Le temps passe.

 

À l’heure du souper, la vie s’anime. Ils aiment partager le potage, le fromage et le pain dans la chaleur de leur foyer.

 

Au moment du coucher, le seul qu’ils auraient voulu entendre s’est tu. Le seul mot qu’ils ont envie de prononcer n’a pas eu d’écho. Ils se serrent l’un contre l’autre.

Demain, qui sait ?

 

Bien sûr, ils auraient pu prendre l’initiative. Mais le répondeur aurait augmenté leur impatience. Ils en ont déjà fait l'expérience.

 

Demain peut-être ils pourront dire « allo ! » à un de leurs enfants.

 

 

2017.

 

 

Il suffit de si peu parfois.

 

 

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Texte en "z" pour les zygomatiques.

Publié le par Isabelle Renée Chevalier

Illustration de Zoé étonnée.

Illustration de Zoé étonnée.

Le soleil est au zénith dans le ciel azuré. Quinze oiseaux gazouillent. De sa barza, un zoulou à moitié naze savoure une pizza à la mozzarelle fondante et boit une boisson gazeuse agrémentée de onze zestes d’orange. Enfin, il lézarde et bronze en Zieutant le zélé Zorro dans son zodiaque qui met les gaz et zigzague dans la zone humide.

Plus loin, un zoologue, zen, installé sous un chêne zéen, zoome sur les treize zèbres et observe le zébu.

Quel drôle de zouave ! Pense les quatorze zorilles en regardant le bon zigue avant de zapper la scène.

 

Au cœur de cette zizanie, Zoé joue au zanzibar et fait la razzia sur les douze premières mises sans pèze. Soudain, elle zézaye en voyant un zombi :

  — Zut alors ! Il est zarbi ce zigoteau avec sa goutte au nez, son blazer en zénana et son zizi à l’air.

Après avoir hésité entre le zist et le zest, Zaza zozote : 

— Il est plutôt zinzin ce zozo.

— À moins que ce ne soit un bizutage, suggère Zoé gênée.

 

Sur le gazon, devant le zorse, elles se mettent à danser la zumba, le zouk puis le zapateado. Mais zou ! Le zef se met à souffler et transforme le toit en seize morceaux de puzzle au risque de zigouiller le zoulou, sézigue, qui s'est mis à ronfler : « z z z z ».

 

Quel bazar !

 

 

Le 19-09-16.

 

 

Illustration de sézigue qui ronfle.

Illustration de sézigue qui ronfle.

Publié dans Textes illustrés.

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